Google a-t-il tort de bannir les vendeurs de liens ?

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Depuis qu’on sait que Google pénalise les sites qui vendent des liens, la discussion fait rage dans le milieu du référencement : Google a-t-il eu tort de réagir ainsi ?

Je me suis dit qu’un petit résumé des arguments en lice ne ferait pas de mal. Tout cela n’a rien d’exhaustif, mais cela permet au moins de situer le débat et de mesurer la complexité des arguments.

[Warning ! Si vous n'êtes pas familier avec la problématique, je vous renvoie à cet article très clair de l'Expansion]

D’un côté, il y a des arguments forts pour Google :

  • La vente de liens n’a pas à modifier les classements des résultats, et il faut soutenir Google dans sa lutte contre ce problème. Il n’est pas normal que ce soit l’argent qui dicte le positionnement dans un moteur, cela devrait être l’intérêt pur et simple du contenu.
  • Google fait ce qu’il veut avec son moteur de recherche. Il n’a pas besoin de justifier ses actes ni même la manière dont fonctionne son service.
  • Google a longtemps prévenu les webmasters de ne pas vendre des liens sous peine d’être pénalisé. On ne peut pas dire que les vendeurs de liens n’ont pas été avertis !
  • Ceux qui ne souhaitent pas être sur Google peuvent vendre autant de liens qu’ils veulent !

Mais de l’autre, il y a des questions et remarques qui sont tout à fait légitimes :

  • Que faire des webmasters qui vendent des liens mais qui ne savaient pas que c’était mal ? (bon celle là, je l’avoue, n’est pas vraiment légitime… ceux qui sont dans cette situation sont simplement incompétents, et dans ces cas là on ne peut rien pour eux)
  • La pratique est tellement répandue qu’elle ne sera jamais résolue. Le seul moyen de pénaliser un site qui vend des liens est de passer par une intervention manuelle (puisque l’intervention automatique n’a jamais fonctionné), et le travail est trop énorme pour être résolu de cette manière. Google compte donc instaurer un climat de peur et de délation pour stopper les vendeurs de liens. On a connu mieux comme pratique.
  • Si Google continue de la sorte, il va finir par susciter une réaction aux conséquences encore plus dramatique pour eux, à savoir que les liens seront vendus de manière beaucoup plus subtile (à l’intérieur de vrais textes éditoriaux, par exemple). Et il leur sera impossible de résoudre le problème, même avec des interventions manuelles. Si Google avait simplement continué d’agir sur l’automatisation des processus et au lieu de pénaliser, de simplement faire en sorte que les liens vendus ne transmettent plus de PageRank (de “jus”, comme on dit), ils auraient pu avancer beaucoup plus sereinement.
  • La pratique est aujourd’hui tellement répandue qu’elle fonctionne sur les sites éditoriaux de grande qualité. Si Google les pénalise parce qu’ils vendent des liens, alors le moteur de recherche se tire une balle dans le pied car il prive ses utilisateurs de résultats pertinents. L’utilisateur qui tape sa requête sur Google n’en a rien à faire de cette guerre, c’est de la cuisine interne, lui il veut juste des bons résultats. Et si Google ne les lui fournit pas, il finira bien par changer de crèmerie !

Et vous, vous en pensez quoi ???

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Jaiku rejoint Google

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Jaiku, le Twitter-killer hyper-orienté sur le mobile, vient de rejoindre les rangs de Google.

Un pas de plus vers le GPhone ?

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10 conseils pour exploiter pleinement del.icio.us

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Del.icio.us est un outil génial. C’est l’outil que le monde attendait pour retrouver ce qu’il avait perdu… Le seul problème, c’est qu’il est (un peu) moche, et (plutôt) difficile à comprendre. Je vous propose donc, après plus d’un an et demi d’utilisation, quelques conseils qui feront de vous un expert en del.icio.us.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce type d’outil, je vous renvoie à mon billet sur l’intérêt du social bookmarking.

1. L’extension Firefox.

Après avoir créé un compte (de préférence avec un pseudo simple, ce sera utile pour la suite), vous devez impérativement installer l’extension Firefox. Cette extension installera deux petits boutons à gauche de votre barre d’adresse :

Boutons del.icio.us, dans la barre de Firefox

Le bouton de gauche permet d’ouvrir le moteur de recherche del.icio.us dans un volet gauche de Firefox. Le bouton de droite permet d’ajouter la page en cours à ses favoris (comme quand on fait “Ajouter un favori” sur Internet Explorer). Maintenant, avec ces boutons, vous êtes prêts à tagger !

2. Bookmarkez et taggez comme des fous !

Quand vous lisez un article, un billet, une étude, une vidéo stupide, quoi que ce soit qui vous semble avoir un minimum d’intérêt, vous le sauvegardez ! Cliquez sur le lien à gauche de la barre d’adresse, une fenêtre Firefox s’ouvre et vous demande des informations. Les champs “Titre” et “URL” sont pré-renseignés. Vous pouvez modifier le titre pour qu’il soit plus pertinent, et il est conseillé d’associer une note au bookmark, pour détailler un peu plus précisément ce dont il s’agit (mais ce n’est pas obligatoire).

Avant de sauvegarder votre bookmark, vous devez ajouter le plus important : des tags. Un tag, c’est un mot-clé. Pour chaque bookmark, vous pouvez ajouter autant de tags que vous le souhaitez. L’idéal est de mettre tous les mots-clés qui vous passent par la tête. Il ne faut surtout pas se restreindre ! Lâchez-vous ! Le but est de retrouver la page sauvegardée dans un mois, 6 mois, un an, donc n’hésitez pas à être précis, on ne peut jamais savoir ce que son cerveau aura retenu ! A noter que del.icio.us vous fait des suggestions de tags, en fonction de vos propres tags existants et de ceux des autres utilisateurs de del.icio.us.

3. Naviguez dans del.icio.us

En haut de page, un petit champ texte très pratique vous permet de chercher directement les tags que vous souhaitez. Ainsi, si je veux afficher tous mes tags SEO (pour “search engine optimisation”, ou référencement), je rentre “SEO” dans le champ, mais si je veux tous mes tags SEO et “tools” (bref, tous les outils en ligne pour le référencement), je tape “seo+tools” dans le champ :

Navigation au sein de del.icio.us

Navigation au sein de del.icio.us : rechercher tools + seo

Del.icio.us utilise la même arborescence, très simple, avec les URL. Pour chercher les tags SEO ou SEO+tools, je peux taper directement les adresses web http://del.icio.us/Dzey/seo ou http://del.icio.us/Dzey/seo+tools !

4. Organisez-vous !

Au bout d’un moment, vous aurez une belle petite liste de bookmarks et de tags différents. Parfois vos tags ne seront pas normalisés, vous aurez des tags “blog” et des tags “blogs”, par exemple. Del.icio.us permet de modifier a posteriori le tag “blogs” et l’associer au tag “blog” (lien “arrange tags” en bas du menu de droite).

Vous pouvez aussi créer plusieurs catégories (”Sport”, “Internet”, “Photographie”, par exemple), pour mieux naviguer dans vos tags / mots-clés. Ce n’est pas la peine d’organiser votre compte del.icio.us trop souvent, cinq minutes tous les mois peuvent largement suffir.

5. Découvrez les profils intéressants et suivez leurs parcours

Quand une page a été enregistrée par plusieurs personnes, del.icio.us s’empresse de vous le faire savoir :

Certains articles peuvent avoir été sauvegardés par d'autres utilisateurs

Si vous cliquez sur le lien “saved by 55 other people“, vous pouvez aller sur les comptes des autres utilisateurs qui ont enregistré cette page, et comme vous partagez certains intérêts avec elle, vous risquez fortement de trouver d’autres choses qui vous intéressent. On peut facilement passer des heures à naviguer sur les bookmarks des autres, c’est généralement très instructif !

6. Surveillez votre réseau et profitez de la sérendipité

Vous pouvez ajouter chaque utilisateur à votre réseau (lien “add {pseudo} to your network” en haut de page). Au bout d’un moment, vous aurez ainsi tout un réseau de personnes qui cherchent pour vous, et qui évoluent de manière intelligente, ce qui vous fera découvrir une quantité de choses que vous n’auriez pas connu autrement, parfois même dans des domaines que vous ne connaissiez pas, mais qui sont généralement proches du votre. Ce principe de recherche s’approche du principe de sérendipité, et il peut parfois être vraiment très puissant.

7. “Subscriptions” : pour faire de la veille

Del.icio.us aime donc la sérendipité, mais il vous permet également d’être plus précis dans votre veille et de limiter vos recherches. Par exemple, si vous savez que “Coelio” déniche toujours des bon groupes sur myspace, vous pouvez allez sur votre lien “subscriptions” (en haut de page) et demander à ce que del.icio.us vous envoie automatiquement tous les liens taggés “myspace” par l’utilisateur “coelio”. Comme ça, Coelio recherche tous les bons groupes pour vous !

Autre solution pour faire une veille sur le mot-clé d’un utilisateur : aller sur la page de Coelio qui recense tous ses tags “myspace” (URL : del.icio.us/coelio/myspace) et utiliser le flux RSS associé (lien “RSS feed for this page”, en bas de la page).

8. Les liens que d’autres personnes vous conseillent.

Quand vous enregistrez une page, vous pouvez aussi l’envoyer à quelqu’un très simplement, en mettant le tag “for:pseudo-personne”. Si vous voulez me faire part d’un article qui vous semble intéressant, taggez le avec vos propres mots-clés et ajoutez le tag “for:Dzey”. Je le recevrai dans ma rubrique “links for you” :

Avec del.icio.us, on peut envoyer des liens à  d'autres utilisateurs très facilement

Votre network va s’étoffer peu à peu, vous y croiserez des profils intéressants, avec les mêmes centres d’intérêts que vous. Vous pouvez même jouer au flemmard et attendre que d’autres dénichent votre profil, généralement ils valent le coup !

9. Le partage des bookmarks hors del.icio.us

Del.icio.us n’est pas un système fermé. Il permet d’effectuer quantité d’actions de publications sur d’autres supports. Pour votre blog, vous pouvez ainsi ajouter la liste de vos dernier liens, créer un nuage de vos mots-clés ou publier automatiquement des billets avec vos derniers bookmarks. Sur Facebook, une application vous propose de partager vos liens dans votre news feed, etc.

10. Pour les bidouilleurs : aller plus loin avec del.icio.us
Bien entendu, comme le système est très ouvert, on peut aller encore plus loin et imaginer tout ce qu’on veut grâce à l’API del.icio.us, ou aux flux JSON (un format d’échange en javascript qui permet de coder simplement des petites applications). La généralisation des flux RSS sur chaque page d’utilisateur, chaque page de tag, etc., permet de développer pas mal de petites fonctionnalités sans trop de difficulté.

On peut par exemple développer un moteur de recherche (avec Google Custom Search, par exemple) qui ne cherchera que dans les pages de contenus que vous avez bookmarkés (sous-entendu : un moteur de recherche hyper-ciblé, sur des contenus que vous avez déjà validés). Pour ceux que ça intéresse, c’est ici (lien sauvegardé il y a 9 mois et retrouvé en 6 secondes sur del.icio.us)

Bref, del.icio.us, avec son système complètement ouvert, peut offrir des possibilités extrêmement intéressantes. Et la communauté est très active, pour preuve ce listing de tous les outils pour exploiter del.icio.us. Vous y trouverez sans doute votre bonheur !

Note : ce billet est la version actualisée d’une note précédente sur le même sujet.

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Yahoo et l’autopromo

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Profiter de la popularité de son service pour se vendre encore plus, au détriment de toute considération utilisateur, on connaît bien sur le web. Sur le web version 1.0, ça donnait ces insupportables et lâches popunders qui faisaient exploser l’audience de manière artificielle.

Aujourd’hui, on fait ça de manière beaucoup plus subtile : le but du jeu est de trouver des intégrations plus ciblées, moins envahissantes (le système ne prend plus la décision de cliquer pour vous, par exemple), mais on n’atteint pas toujours la perfection.

Prenons Yahoo et leurs Raccourcis de recherche :

En gros, le jour où ils ont mis en place ces raccourcis, Yahoo a dit au monde “oui, notre moteur n’est pas pertinent, et on préfère vous mettre notre contenu en premier - qui n’est pas top, mais qui est déjà pas mal” (je refuse de croire qu’il s’agit d’une pratique bassement mercantile pour que les internautes ne cessent de boucler sur Yahoo et sur ses pubs…). Google a préféré attendre la “Recherche Universelle” pour servir de manière complètement automatisée des résultats d’index différents, et de sources différentes.

Si je reviens là-dessus, c’est que depuis peu Yahoo fait un peu la même chose, mais à l’envers ! Dans la course aux part de marchés avec Google, tous les moyens sont bons pour grapiller des dixièmes de points, et Yahoo a donc caché un petit lien, sur la une de leur page d’accueil.

Ce petit lien dirige vers leur moteur de recherche avec la requête [Stephen Colbert]. Ils auraient pu mettre un petit Search Stephen Colbert on Yahoo! mais bon, on les comprend, le taux de clic n’aurait peut-être pas été terrible. Avec ce mystérieux The real Stephen Colbert, on s’attend évidemment à tout autre chose… Yahoo s’attaque donc au marché des personnes-qui-aiment-perdre-leur- temps-sur-Internet-en-cliquant-sur-des-liens-qui-les-emmenent-la-ou-ils- s-attendent-pas.

Je ne sais pas si ça sera payant à long terme, mais il faut bien essayer !

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Facebook / Twitter : mais pourquoi ça ne peut pas rester privé ?

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Parmi le flot de news de la journée, on apprend que les “status update” de Facebook peuvent désormais être mis à jour par Twitter. Il suffit d’installer l’application Twitter et d’aller ensuite sur la page de configuration pour cliquer sur “allow my Facebook status to be updated directly from Twitter” (la mise à jour s’effectuera toutes les 30 minutes). Bref, une bonne nouvelle pour les Twittermaniacs qui n’en peuvent plus de dire ce qu’ils sont en train de faire, là, tout de suite !

Mais comme on est jamais satisfait, laissez moi noter ceci : pour que la communication entre Facebook et Twitter fonctionne, il faut configurer Twitter pour rendre ses mises à jour publiques (ne pas cocher “Protect my status update”). Argh, mais pourquoi donc ? Facebook est un réseau qui peut être cloisonné : si je le souhaite, il n’y a que mes contacts qui peuvent avoir accès aux idioties que je mets sur Facebook. Idem pour Twitter, je peux rendre mes notifications publiques ou privées. Alors pourquoi je suis obligé de succomber à la publicité si je veux rester dans mon petit réseau fermé ? Les deux applis ne pourraient pas communiquer par un canal privé ? On sait qu’il faut toujours se méfier de ce qui semble privé et qui ne l’est pas, mais quand même… ça serait dommage de s’arrêter là, non ?

Allez, une autre bonne nouvelle, quand même : Radiohead laissera à ses fans le choix de fixer le prix de leur prochain album :).

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L’offre de Ten-Mobile : Internet illimité

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J’ai beaucoup aimé l’interface “à la carte” de Ten Mobile : on y choisit son forfait, ses options, son portable, sa durée d’engagement, et le prix final apparaît. Rien d’exceptionnel, mais c’est très clair pour tout le monde et on n’attend pas 5 minutes qu’une animation flash se charge.

Non, en fait ce que j’ai préféré, c’est leur offre “Internet illimité”, mis en avant dans les campagnes de pub actuellement en cours sur le web. Evidemment, ce “illimité” m’a attiré, je suis allez y voir de plus près et surprise, on parle bien d’Internet illimité, partout sur Internet, pas d’Internet illimité sur le portail Ten.

Mais, il y a un bug :

L’accès “ Internet illimité ” est gratuit via le navigateur mobile Opera Mini sélectionné par Ten. Il devrait le rester si les utilisateurs respectent un “ Fair Usage ” les invitant à une consommation raisonnable. Un point sera fait sur les premiers utilisateurs pour décider si l’offre est poursuivie ou modifiée. Ainsi, jusqu’à nouvel ordre, tous les clients Ten peuvent télécharger Opera Mini et l’utiliser afin de bénéficier de “ l’Internet Illimité ”. Dans le cas de consommation abusive ou de non respect du Fair Usage, Ten se réserve le droit de fermer Opera Mini et l’accès au service “ Internet Illimité ”, à l’ensemble des utilisateurs, sans préavis.

Cet Internet illimité est très alléchant, mais comment peut-on s’engager sur un forfait dont le principal intérêt dépend de la confiance qu’on accorde aux autres utilisateurs ? Je risque du jour au lendemain de voir ma connexion coupée car un ensemble de gus que je ne connais pas auront abusés de leur connexion ?

C’est une bonne idée que cet Internet illimité, et j’aurais très bien pu signer ! Mais là, faire confiance aux autres, oh que non !

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Le social-bookmarking, quel intérêt ?

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Les favoris (ou bookmarks), tout le monde connaît. Ils existaient déjà il y a 10 ans, et le principe a toujours été le même : plutôt que de mémoriser les adresses complètes, on gardait ses sites ou articles favoris dans un grand fourre-tout.

Aujourd’hui, on connaît bien les limites du système. Non seulement il faut être sacrément organisé pour réussir à ne pas se laisser submerger par ses bookmarks et lutter contre sa propension naturelle à l’entropie, mais en plus le nombre de points d’accès au web ne cesse de se multiplier : on est passé d’“un ordinateur” à “une multitude de points d’accès Internet” (chez soi, au boulot, chez des amis, sur son mobile…).

Avec les anciens bookmarks, on se retrouve donc limité :

  • il est très difficile de s’organiser, de tout ranger dans les bon répertoires
  • s’ajoute à cela la profusion d’informations qui est publiée chaque jour : on a de plus en plus de données à mémoriser
  • le moindre crash d’ordinateur ou formattage peut réduire à néant des mois de collecte d’information
  • on doit centraliser ses bookmarks sur une seule machine physique, ce qui oblige l’utilisateur à s’envoyer des mails qui contienne une URL, à mémoriser la manière dont il a eu accès à une information pour pouvoir y revenir éventuellement plus tard (chez des amis, par exemple).

Le social bookmarking permet justement de s’affranchir des ces limites, et fournit par ailleurs de nombreuses autres possibilités qui n’existaient pas jusqu’alors :

1. Le classement des favoris est simplifié

La plupart des services de social bookmarking ont laissé tomber le classement par catégorie pour se concentrer sur le classement par tag. Ainsi, il n’est plus nécessaire de réfléchir 3 minutes pour se demander où l’on doit classer le favori. Au lieu d’un classement rigide qui ne permet qu’une seule hiérarchisation, on peut désormais éclater une information dans autant de tiroirs qu’on le souhaite.

L’intérêt est bien évidemment de pouvoir retrouver son favori par le chemin que l’on souhaite. Imaginons par exemple que je lise un tutoriel sur une nouvelle méthode pour améliorer le graphisme des liens commerciaux sur son blog, qui permet à la fois de les rendre plus jolis, mais en plus d’améliorer leur performance. Cela demande un peu de développement, un peu de graphisme, un peu d’intégration. En outre, en lisant ce tutoriel, je pense immédiatement que cela fonctionnerait parfaitement sur l’un des 10 blogs que j’administre. Cependant, je n’ai vraiment pas le temps pour m’en occuper tout de suite. Je garde donc le tutoriel sous la main pour y revenir plus tard, quand j’aurai le temps.

Ah oui, mais je le classe où ? J’ai 300 bookmarks “graphisme”, j’en ai 150 “améliorer mon blog” et j’en ai 300 “gagner de l’argent facilement”. Pour savoir dans lequel des 3 classer mon tutoriel, je dois avant tout savoir pourquoi je voudrai le retrouver plus tard… Est-ce que ce sera quand quand je me dirai “allez, il faut vraiment que j’optimise les liens commerciaux, j’ai plus d’argent”, ou bien quand je me dirai “je dois améliorer ce blog, il est vraiment mal foutu”, ou bien quand je croiserai un de mes potes graphistes qui me proposera un petit coup de main ? Impossible de le savoir avant de me poser la question, et ça ne sera probablement pas avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Je dois donc classer ce tutoriel maintenant, sans avoir si je le retrouverai demain. Je prend donc le risque de diluer une information de valeur à cause d’un système de classification trop rigide. En utilisant un système de mot clés, je peux tout simplement laisser ce problème de côté et éclater mon bookmark en autant de classifications que je le souhaite.

Encore mieux, je peux imaginer différentes classifications :

  • Des mots clés dédiés au thème traité (le type de mot clé le plus évident)
  • Des mots clés dédiés au type de bookmark (vidéo, interview, tutoriel, analyse, site)
  • Des mots clés dédiés au créateur du document si c’est une information intéressante.
  • Des mots clés dédiés aux personnes que je connais et que ça pourrait intéresser
  • Si j’ai plusieurs activités, des mots clés qui me permettront d’identifier quel type d’activité cela concerne

Ce système de classification aurait pu être traité dès les débuts du web, mais c’est avec l’avènement du Web 2.0 et le système du taggage qu’il a réussi à s’imposer dans les usages des early-adopters.

2. Les favoris sont accessibles depuis n’importe quel point d’accès

Comme je le disais en introduction, on utilise de plus en plus des supports physique différents pour accéder au web, que ce soit via des ordinateurs à des emplacements différents (boulot, maison, amis) ou des appareils mobiles. Ce qui est important aujourd’hui n’est pas tant le support physique que le fait que ce support dispose d’une connexion.

Être sur son support familier (son ordinateur personnel, par opposition aux autres ordinateurs) est devenu un simple élément de confort : on est chez soi, avec son fond d’écran, ses mots de passe mémorisés, sa résolution d’écran, ses raccourcis, etc. Le seul élément qui résiste encore un peu à cette tendance à la dématérialisation est le stockage, mais ça ne devrait plus durer très longtemps.

Avec cette dématérialisation, il est aujourd’hui devenu beaucoup plus pratique — parfois même indispensable –, de garder en ligne tout ce qui nous semble important. En première ligne, il y a les e-mails, mais les bookmarks arrivent rapidement derrière.

3. Les favoris peuvent être librement partagés avec d’autres.

“Et le bookmarking devint social”. Maintenant que tout est en ligne, on peut mettre à disposition ses favoris au monde entier, pour peu que ça intéresse quelqu’un (et c’est bien souvent le cas !). Chacun peut aller farfouiller dans les favoris des autres pour chercher des articles, des billets, des infos intéressantes.

Une fois que vous avez repéré une personne intéressante, vous la gardez en mémoire (via son flux RSS, par exemple), et cette personne fait ainsi de la veille pour vous. C’est ainsi une nouvelle forme de recherche d’information qui voit le jour : on n’est plus dans l’instantanéité d’une requête sur google, mais dans la vielle perpétuelle effectuée par une armées de petites souris intelligentes (parfois plus que vous-même) : les autres utilisateurs.

Ce qu’il manque aujourd’hui ?

Bien entendu, il manque encore quelques éléments pour améliorer l’expérience utilisateur du social bookmarking. J’en distingue notamment deux :

Le retour au offline. Actuellement, tout est utilisable en mode connecté, et c’est justement l’un des points les plus intéressants du social bookmarking. Cependant, il serait bien évidemment extrêmement intéressant de pouvoir accéder à ses favoris en mode déconnecté, ce qui signifie accéder au service de bookmarks, mais également aux contenus qui se trouvent derrière.

Un meta service pour les unifier tous. La multiplication des services, sans réel accord autour d’une norme commune, permet certes d’innover rapidement, mais elle bloque aussi la communication entre les différents services de social bookmarking. Actuellement, l’exploitation des fonctions sociales reste limitée à un seul univers, un seul service. Si j’utilise del.icio.us, impossible d’exploiter les bookmarks d’un autre outil de manière simple et rapide. C’est un réel gâchis pour l’utilisateur, car ce qui importe ce n’est pas le service, mais les personnes qui qui trouvent les bonnes infos.

C’est pourquoi je vous le dis : utilisez del.icio.us !!!

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Un petit plan coke ?

Marketing | Tags : , 2 commentaires »

Coca cola profite de son nom pour faire de la concurrence déloyale et surclasser ainsi ses concurrents sur AdSense… (quand on cherche “coupe du monde rugby”)…

Ah bravo !

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Un nouveau slogan pour la Nasa

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Après avoir entendu parler d’un possible futur slogan pour la Nasa (qui serait “NASA explores for answers that power our future”), et après avoir décrété que c’était un slogan vraiment pourri, Wired vient de demander à ses lecteurs s’ils pouvaient en trouver un meilleur. Les premiers résultats sont là, et ils sont prometteurs ! Morceaux choisis :

  • See the Moon? Yeah, we hit that.
  • NASA: Tonight, We Dine, IN SPACE
  • NASA: Bringing you Cool Desktop Wallpapers since 1958
  • NASA: Billions Of Dollars Spent and Still No Death Star
  • BRB, Going to the Moon
  • In before Russia
  • NASA: Actually this *is* rocket science.
  • NASA: The budget is the limit.
  • NASA: Take THAT, gravity!
  • “The dinosaurs became extinct because they didn’t have a space program.”
  • NASA: The budget is the limit.

Et si ça vous plait toujours pas, vous pouvez soumettre le vôtre !

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