Votre référencement naturel bénéficie-t-il d’un bon taux de clic ?

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Une idée très intéressante, qui n’a pas été assez reprise à mon avis, est celle de Go-Reférencement pour évaluer son taux de clic sur les résultats naturels de Google.

En effet, s’il est assez facile de connaître son positionnement sur une requête donnée (il suffit de taper la requête pour en avoir une idée), il est en revanche beaucoup plus difficile de connaître la performance du résultat, à savoir : est-ce que les internautes ont cliqué dessus !

Les annonceurs AdWords savent très bien à quel point le moindre mot peut considérablement jouer sur la performance d’une annonce. On sait pertinemment qu’il en va de même dans les résultats naturel, mais on n’avait jusqu’alors aucun moyen de le savoir (sauf à mener de faux tests, ou à maîtriser toute la première page de Google sur une requête réelle).

Avec la sortie, il y a quelques jours, des nouvelles statistiques de requêtes sur le Webmaster Tools de Google, on peut désormais avoir une idée un peu plus claire de ses performances sur les résultats organiques, et optimiser en conséquence les pages qui ramènent le plus de référents.

Le premier tableau montre le % d’apparitions du résultat, tandis que le second montre le % de clics générés avec ces affichages. Une grosse différence entre les deux (premier pourcentage important, deuxième pourcentage faible) signifie que votre résultat n’est que peu attractif aux yeux des internautes.

La différence se justifie parfois peut-être au vu des requêtes, mais il y a probablement de nombreux cas où un peu de travail permettrait d’améliorer son taux de clic organique, et donc de ramener plus de visiteurs à positionnement égal.

Pour ceux qui se sentent frustrés par le faible nombre de requêtes proposées par l’outil de Google, je rappelle qu’on peut installer plusieurs sitemaps différents, et avoir ainsi à des statistiques plus détaillées (il faut cependant une architecture de site particulière, par exemple découpée en répertoire. Dans ce cas là, on soumettra un sitemaps par répertoire pour avoir accès à des statistiques plus ciblées).

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La viralité des applis Facebook : nouvelles statistiques

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Inside Facebook vient d’annoncer la sortie d’une nouvelle fonctionnalité chez le réseau social qui monte : les développeurs d’applis facebook ont  désormais accès à des statistiques détaillées qui leur permet de mieux comprendre comment a été installée leur application (depuis le répertoire, depuis le news feed, depuis une recherche sur le moteur interne, etc.).

Ce qui est intéressant là dedans, c’est que Facebook annonce clairement qu’il veut bichonner les développeur d’applications, en leur donnant toutes les clés en main pour améliorer la viralité déjà énorme du réseau.

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StumbleUpon : la nouvelle manière de surfer sur le web

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Vous ne connaissez pas StumbleUpon ? Eh bien vous devriez !!!

StumbleUpon est un service / outil communautaire extrêmement bien fait qui permet de découvrir de nouveaux sites basés sur vos goûts personnels. En gros, lors de l’inscription au service, vous remplissez vos centres d’intérêts en cochant des cases (ça marche aussi par tags, mais les cases sont très exhaustives), et éventuellement en renseignant votre profil.

Après, vous n’avez plus qu’à installer la Toolbar et à utiliser l’outil ! Il existe tout un système de networking qui permet de recommander des sites à ses amis ou à la communauté entière, mais il existe aussi un bouton génial, un outil magnifique, le bouton “Stumble !”.

En appuyant sur ce bouton magique, vous serez amenés à une page Web qui correspond à vos centres d’intérêt, comme ça au hasard des recommandations de la communauté. Et à chacun de ces carrefours du web, vous trouverez une surprise, une site amusant, une petite analyse pertinente, une astuce à laquelle vous n’auriez jamais pensé.

J’ai été très étonné de la qualité des sites qu’on retrouvait sur StumbleUpon, et la fonction de navigation au hasard est un vrai plaisir. Quand vous avez 5 minutes à tuer, c’est comme ça qu’il faut les utiliser, vous trouverez forcément quelque chose qui vous plaît !

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Vente de liens : genèse d’une guerre de référencement

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Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, Google n’aime pas ceux qui se détournent du droit chemin. Et il existe un sentier détourné que Google aime encore moins que les autres, c’est la vente de liens.

Dès sa création, Google s’est distingué des autres moteurs de recherche grâce à une invention étonnante de simplicité : le PageRank. Il s’agissait en fait de construire un système automatique permettant d’évaluer la popularité d’une page — et donc son importance dans le websophère — en calculant le nombre de liens qui pointaient dessus. Plus une page avait de liens qui pointaient vers elle, plus elle était importante, et donc plus elle ressortait haut dans les résultats de recherche de Google (pour peu qu’elle contienne les mots clés correspondant à la requête). Autre point central du système : plus une page était importante et plus les liens qu’elle faisait vers une autre page étaient importants. En gros, une page super populaire possédait la capacité de rendre n’importe quelle autre page super populaire.

Un jour, le business est arrivé sur le web. Et le business sur le web est par nature directement lié au trafic. Et le trafic provient en grande majorité … de Google. Bon… là si on est logique, on se dit : si je veux de l’argent, je dois être bien placé sur Google. Mais comment ? Réponse : en ayant des liens ! (je résumé, hein ?). Et comment avoir des liens ? Réponse : en faisant du contenu qui intéresse les gens ! Oui, ok… mais ça ne suffit pas toujours… Mais alors pourquoi on ne peut pas acheter des liens ?

Eh oui ! Il suffit que je repère une page qui a beaucoup de PageRank, et hop, je propose au webmaster de mettre un lien vers mon site, et je lui file quelques dizaines d’euros par mois en échange. Tout le monde est gagnant, c’est formidable ! Moi j’améliore mon positionnement sur Google, et mon ami webmaster se fait de l’argent grâce à moi… Tout le monde gagne de l’argent, vive le web !

Ah non… il y en a un qui n’est pas content, c’est Google. Eh oui, lui ce qu’il veut, c’est fournir des résultats fiables ! Il ne souhaite pas que des webmasters détournent son algorithme pour faire du business. L’objectif de Google est de servir les pages les plus intéressantes pour chaque requête donnée, et comme chacun le sait, ce n’est pas celui qui a le plus d’argent qui fournit la meilleure qualité de contenu ou de service. Ce sont aux internautes de juger, pas aux marketers !

Google décide donc de partir en guerre contre l’achat (et la vente) de liens. Il commence par dire que c’est mal. Et puis il essaie de les détecter de manière automatisée pour ne pas les compter dans la transmission de PageRank. Et puis quand il se rend compte qu’il n’y arrive pas, il demande aux internautes de faire de la délation : apparait alors un petit formulaire permet de dénoncer les sites qui vendent ou achètent des liens.

Et puis un jour, voyant que ça ne marche toujours pas, Google décide de contre-attaquer : il commence par bannir des régies populaires d’échange de liens, puis il s’attaque à des sites qui vendent des liens, comme le Stanford Daily qui a vu son PageRank [celui indiqué par la Toolbar de Google] passer de 9 à 7 : une chute vertigineuse, quand on sait que l’échelle du PageRank n’est pas linéaire.

Depuis, l’info a été confirmée par Google (via Danny Sullivan) : la vente de lien peut faire baisser le PageRank et même pénaliser le positionnement.

Prochaine étape pour Google : vous !

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Jaiku rejoint Google

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Jaiku, le Twitter-killer hyper-orienté sur le mobile, vient de rejoindre les rangs de Google.

Un pas de plus vers le GPhone ?

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10 conseils pour exploiter pleinement del.icio.us

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Del.icio.us est un outil génial. C’est l’outil que le monde attendait pour retrouver ce qu’il avait perdu… Le seul problème, c’est qu’il est (un peu) moche, et (plutôt) difficile à comprendre. Je vous propose donc, après plus d’un an et demi d’utilisation, quelques conseils qui feront de vous un expert en del.icio.us.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur ce type d’outil, je vous renvoie à mon billet sur l’intérêt du social bookmarking.

1. L’extension Firefox.

Après avoir créé un compte (de préférence avec un pseudo simple, ce sera utile pour la suite), vous devez impérativement installer l’extension Firefox. Cette extension installera deux petits boutons à gauche de votre barre d’adresse :

Boutons del.icio.us, dans la barre de Firefox

Le bouton de gauche permet d’ouvrir le moteur de recherche del.icio.us dans un volet gauche de Firefox. Le bouton de droite permet d’ajouter la page en cours à ses favoris (comme quand on fait “Ajouter un favori” sur Internet Explorer). Maintenant, avec ces boutons, vous êtes prêts à tagger !

2. Bookmarkez et taggez comme des fous !

Quand vous lisez un article, un billet, une étude, une vidéo stupide, quoi que ce soit qui vous semble avoir un minimum d’intérêt, vous le sauvegardez ! Cliquez sur le lien à gauche de la barre d’adresse, une fenêtre Firefox s’ouvre et vous demande des informations. Les champs “Titre” et “URL” sont pré-renseignés. Vous pouvez modifier le titre pour qu’il soit plus pertinent, et il est conseillé d’associer une note au bookmark, pour détailler un peu plus précisément ce dont il s’agit (mais ce n’est pas obligatoire).

Avant de sauvegarder votre bookmark, vous devez ajouter le plus important : des tags. Un tag, c’est un mot-clé. Pour chaque bookmark, vous pouvez ajouter autant de tags que vous le souhaitez. L’idéal est de mettre tous les mots-clés qui vous passent par la tête. Il ne faut surtout pas se restreindre ! Lâchez-vous ! Le but est de retrouver la page sauvegardée dans un mois, 6 mois, un an, donc n’hésitez pas à être précis, on ne peut jamais savoir ce que son cerveau aura retenu ! A noter que del.icio.us vous fait des suggestions de tags, en fonction de vos propres tags existants et de ceux des autres utilisateurs de del.icio.us.

3. Naviguez dans del.icio.us

En haut de page, un petit champ texte très pratique vous permet de chercher directement les tags que vous souhaitez. Ainsi, si je veux afficher tous mes tags SEO (pour “search engine optimisation”, ou référencement), je rentre “SEO” dans le champ, mais si je veux tous mes tags SEO et “tools” (bref, tous les outils en ligne pour le référencement), je tape “seo+tools” dans le champ :

Navigation au sein de del.icio.us

Navigation au sein de del.icio.us : rechercher tools + seo

Del.icio.us utilise la même arborescence, très simple, avec les URL. Pour chercher les tags SEO ou SEO+tools, je peux taper directement les adresses web http://del.icio.us/Dzey/seo ou http://del.icio.us/Dzey/seo+tools !

4. Organisez-vous !

Au bout d’un moment, vous aurez une belle petite liste de bookmarks et de tags différents. Parfois vos tags ne seront pas normalisés, vous aurez des tags “blog” et des tags “blogs”, par exemple. Del.icio.us permet de modifier a posteriori le tag “blogs” et l’associer au tag “blog” (lien “arrange tags” en bas du menu de droite).

Vous pouvez aussi créer plusieurs catégories (”Sport”, “Internet”, “Photographie”, par exemple), pour mieux naviguer dans vos tags / mots-clés. Ce n’est pas la peine d’organiser votre compte del.icio.us trop souvent, cinq minutes tous les mois peuvent largement suffir.

5. Découvrez les profils intéressants et suivez leurs parcours

Quand une page a été enregistrée par plusieurs personnes, del.icio.us s’empresse de vous le faire savoir :

Certains articles peuvent avoir été sauvegardés par d'autres utilisateurs

Si vous cliquez sur le lien “saved by 55 other people“, vous pouvez aller sur les comptes des autres utilisateurs qui ont enregistré cette page, et comme vous partagez certains intérêts avec elle, vous risquez fortement de trouver d’autres choses qui vous intéressent. On peut facilement passer des heures à naviguer sur les bookmarks des autres, c’est généralement très instructif !

6. Surveillez votre réseau et profitez de la sérendipité

Vous pouvez ajouter chaque utilisateur à votre réseau (lien “add {pseudo} to your network” en haut de page). Au bout d’un moment, vous aurez ainsi tout un réseau de personnes qui cherchent pour vous, et qui évoluent de manière intelligente, ce qui vous fera découvrir une quantité de choses que vous n’auriez pas connu autrement, parfois même dans des domaines que vous ne connaissiez pas, mais qui sont généralement proches du votre. Ce principe de recherche s’approche du principe de sérendipité, et il peut parfois être vraiment très puissant.

7. “Subscriptions” : pour faire de la veille

Del.icio.us aime donc la sérendipité, mais il vous permet également d’être plus précis dans votre veille et de limiter vos recherches. Par exemple, si vous savez que “Coelio” déniche toujours des bon groupes sur myspace, vous pouvez allez sur votre lien “subscriptions” (en haut de page) et demander à ce que del.icio.us vous envoie automatiquement tous les liens taggés “myspace” par l’utilisateur “coelio”. Comme ça, Coelio recherche tous les bons groupes pour vous !

Autre solution pour faire une veille sur le mot-clé d’un utilisateur : aller sur la page de Coelio qui recense tous ses tags “myspace” (URL : del.icio.us/coelio/myspace) et utiliser le flux RSS associé (lien “RSS feed for this page”, en bas de la page).

8. Les liens que d’autres personnes vous conseillent.

Quand vous enregistrez une page, vous pouvez aussi l’envoyer à quelqu’un très simplement, en mettant le tag “for:pseudo-personne”. Si vous voulez me faire part d’un article qui vous semble intéressant, taggez le avec vos propres mots-clés et ajoutez le tag “for:Dzey”. Je le recevrai dans ma rubrique “links for you” :

Avec del.icio.us, on peut envoyer des liens à  d'autres utilisateurs très facilement

Votre network va s’étoffer peu à peu, vous y croiserez des profils intéressants, avec les mêmes centres d’intérêts que vous. Vous pouvez même jouer au flemmard et attendre que d’autres dénichent votre profil, généralement ils valent le coup !

9. Le partage des bookmarks hors del.icio.us

Del.icio.us n’est pas un système fermé. Il permet d’effectuer quantité d’actions de publications sur d’autres supports. Pour votre blog, vous pouvez ainsi ajouter la liste de vos dernier liens, créer un nuage de vos mots-clés ou publier automatiquement des billets avec vos derniers bookmarks. Sur Facebook, une application vous propose de partager vos liens dans votre news feed, etc.

10. Pour les bidouilleurs : aller plus loin avec del.icio.us
Bien entendu, comme le système est très ouvert, on peut aller encore plus loin et imaginer tout ce qu’on veut grâce à l’API del.icio.us, ou aux flux JSON (un format d’échange en javascript qui permet de coder simplement des petites applications). La généralisation des flux RSS sur chaque page d’utilisateur, chaque page de tag, etc., permet de développer pas mal de petites fonctionnalités sans trop de difficulté.

On peut par exemple développer un moteur de recherche (avec Google Custom Search, par exemple) qui ne cherchera que dans les pages de contenus que vous avez bookmarkés (sous-entendu : un moteur de recherche hyper-ciblé, sur des contenus que vous avez déjà validés). Pour ceux que ça intéresse, c’est ici (lien sauvegardé il y a 9 mois et retrouvé en 6 secondes sur del.icio.us)

Bref, del.icio.us, avec son système complètement ouvert, peut offrir des possibilités extrêmement intéressantes. Et la communauté est très active, pour preuve ce listing de tous les outils pour exploiter del.icio.us. Vous y trouverez sans doute votre bonheur !

Note : ce billet est la version actualisée d’une note précédente sur le même sujet.

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Yahoo et l’autopromo

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Profiter de la popularité de son service pour se vendre encore plus, au détriment de toute considération utilisateur, on connaît bien sur le web. Sur le web version 1.0, ça donnait ces insupportables et lâches popunders qui faisaient exploser l’audience de manière artificielle.

Aujourd’hui, on fait ça de manière beaucoup plus subtile : le but du jeu est de trouver des intégrations plus ciblées, moins envahissantes (le système ne prend plus la décision de cliquer pour vous, par exemple), mais on n’atteint pas toujours la perfection.

Prenons Yahoo et leurs Raccourcis de recherche :

En gros, le jour où ils ont mis en place ces raccourcis, Yahoo a dit au monde “oui, notre moteur n’est pas pertinent, et on préfère vous mettre notre contenu en premier - qui n’est pas top, mais qui est déjà pas mal” (je refuse de croire qu’il s’agit d’une pratique bassement mercantile pour que les internautes ne cessent de boucler sur Yahoo et sur ses pubs…). Google a préféré attendre la “Recherche Universelle” pour servir de manière complètement automatisée des résultats d’index différents, et de sources différentes.

Si je reviens là-dessus, c’est que depuis peu Yahoo fait un peu la même chose, mais à l’envers ! Dans la course aux part de marchés avec Google, tous les moyens sont bons pour grapiller des dixièmes de points, et Yahoo a donc caché un petit lien, sur la une de leur page d’accueil.

Ce petit lien dirige vers leur moteur de recherche avec la requête [Stephen Colbert]. Ils auraient pu mettre un petit Search Stephen Colbert on Yahoo! mais bon, on les comprend, le taux de clic n’aurait peut-être pas été terrible. Avec ce mystérieux The real Stephen Colbert, on s’attend évidemment à tout autre chose… Yahoo s’attaque donc au marché des personnes-qui-aiment-perdre-leur- temps-sur-Internet-en-cliquant-sur-des-liens-qui-les-emmenent-la-ou-ils- s-attendent-pas.

Je ne sais pas si ça sera payant à long terme, mais il faut bien essayer !

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Facebook / Twitter : mais pourquoi ça ne peut pas rester privé ?

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Parmi le flot de news de la journée, on apprend que les “status update” de Facebook peuvent désormais être mis à jour par Twitter. Il suffit d’installer l’application Twitter et d’aller ensuite sur la page de configuration pour cliquer sur “allow my Facebook status to be updated directly from Twitter” (la mise à jour s’effectuera toutes les 30 minutes). Bref, une bonne nouvelle pour les Twittermaniacs qui n’en peuvent plus de dire ce qu’ils sont en train de faire, là, tout de suite !

Mais comme on est jamais satisfait, laissez moi noter ceci : pour que la communication entre Facebook et Twitter fonctionne, il faut configurer Twitter pour rendre ses mises à jour publiques (ne pas cocher “Protect my status update”). Argh, mais pourquoi donc ? Facebook est un réseau qui peut être cloisonné : si je le souhaite, il n’y a que mes contacts qui peuvent avoir accès aux idioties que je mets sur Facebook. Idem pour Twitter, je peux rendre mes notifications publiques ou privées. Alors pourquoi je suis obligé de succomber à la publicité si je veux rester dans mon petit réseau fermé ? Les deux applis ne pourraient pas communiquer par un canal privé ? On sait qu’il faut toujours se méfier de ce qui semble privé et qui ne l’est pas, mais quand même… ça serait dommage de s’arrêter là, non ?

Allez, une autre bonne nouvelle, quand même : Radiohead laissera à ses fans le choix de fixer le prix de leur prochain album :).

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Le social-bookmarking, quel intérêt ?

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Les favoris (ou bookmarks), tout le monde connaît. Ils existaient déjà il y a 10 ans, et le principe a toujours été le même : plutôt que de mémoriser les adresses complètes, on gardait ses sites ou articles favoris dans un grand fourre-tout.

Aujourd’hui, on connaît bien les limites du système. Non seulement il faut être sacrément organisé pour réussir à ne pas se laisser submerger par ses bookmarks et lutter contre sa propension naturelle à l’entropie, mais en plus le nombre de points d’accès au web ne cesse de se multiplier : on est passé d’“un ordinateur” à “une multitude de points d’accès Internet” (chez soi, au boulot, chez des amis, sur son mobile…).

Avec les anciens bookmarks, on se retrouve donc limité :

  • il est très difficile de s’organiser, de tout ranger dans les bon répertoires
  • s’ajoute à cela la profusion d’informations qui est publiée chaque jour : on a de plus en plus de données à mémoriser
  • le moindre crash d’ordinateur ou formattage peut réduire à néant des mois de collecte d’information
  • on doit centraliser ses bookmarks sur une seule machine physique, ce qui oblige l’utilisateur à s’envoyer des mails qui contienne une URL, à mémoriser la manière dont il a eu accès à une information pour pouvoir y revenir éventuellement plus tard (chez des amis, par exemple).

Le social bookmarking permet justement de s’affranchir des ces limites, et fournit par ailleurs de nombreuses autres possibilités qui n’existaient pas jusqu’alors :

1. Le classement des favoris est simplifié

La plupart des services de social bookmarking ont laissé tomber le classement par catégorie pour se concentrer sur le classement par tag. Ainsi, il n’est plus nécessaire de réfléchir 3 minutes pour se demander où l’on doit classer le favori. Au lieu d’un classement rigide qui ne permet qu’une seule hiérarchisation, on peut désormais éclater une information dans autant de tiroirs qu’on le souhaite.

L’intérêt est bien évidemment de pouvoir retrouver son favori par le chemin que l’on souhaite. Imaginons par exemple que je lise un tutoriel sur une nouvelle méthode pour améliorer le graphisme des liens commerciaux sur son blog, qui permet à la fois de les rendre plus jolis, mais en plus d’améliorer leur performance. Cela demande un peu de développement, un peu de graphisme, un peu d’intégration. En outre, en lisant ce tutoriel, je pense immédiatement que cela fonctionnerait parfaitement sur l’un des 10 blogs que j’administre. Cependant, je n’ai vraiment pas le temps pour m’en occuper tout de suite. Je garde donc le tutoriel sous la main pour y revenir plus tard, quand j’aurai le temps.

Ah oui, mais je le classe où ? J’ai 300 bookmarks “graphisme”, j’en ai 150 “améliorer mon blog” et j’en ai 300 “gagner de l’argent facilement”. Pour savoir dans lequel des 3 classer mon tutoriel, je dois avant tout savoir pourquoi je voudrai le retrouver plus tard… Est-ce que ce sera quand quand je me dirai “allez, il faut vraiment que j’optimise les liens commerciaux, j’ai plus d’argent”, ou bien quand je me dirai “je dois améliorer ce blog, il est vraiment mal foutu”, ou bien quand je croiserai un de mes potes graphistes qui me proposera un petit coup de main ? Impossible de le savoir avant de me poser la question, et ça ne sera probablement pas avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Je dois donc classer ce tutoriel maintenant, sans avoir si je le retrouverai demain. Je prend donc le risque de diluer une information de valeur à cause d’un système de classification trop rigide. En utilisant un système de mot clés, je peux tout simplement laisser ce problème de côté et éclater mon bookmark en autant de classifications que je le souhaite.

Encore mieux, je peux imaginer différentes classifications :

  • Des mots clés dédiés au thème traité (le type de mot clé le plus évident)
  • Des mots clés dédiés au type de bookmark (vidéo, interview, tutoriel, analyse, site)
  • Des mots clés dédiés au créateur du document si c’est une information intéressante.
  • Des mots clés dédiés aux personnes que je connais et que ça pourrait intéresser
  • Si j’ai plusieurs activités, des mots clés qui me permettront d’identifier quel type d’activité cela concerne

Ce système de classification aurait pu être traité dès les débuts du web, mais c’est avec l’avènement du Web 2.0 et le système du taggage qu’il a réussi à s’imposer dans les usages des early-adopters.

2. Les favoris sont accessibles depuis n’importe quel point d’accès

Comme je le disais en introduction, on utilise de plus en plus des supports physique différents pour accéder au web, que ce soit via des ordinateurs à des emplacements différents (boulot, maison, amis) ou des appareils mobiles. Ce qui est important aujourd’hui n’est pas tant le support physique que le fait que ce support dispose d’une connexion.

Être sur son support familier (son ordinateur personnel, par opposition aux autres ordinateurs) est devenu un simple élément de confort : on est chez soi, avec son fond d’écran, ses mots de passe mémorisés, sa résolution d’écran, ses raccourcis, etc. Le seul élément qui résiste encore un peu à cette tendance à la dématérialisation est le stockage, mais ça ne devrait plus durer très longtemps.

Avec cette dématérialisation, il est aujourd’hui devenu beaucoup plus pratique — parfois même indispensable –, de garder en ligne tout ce qui nous semble important. En première ligne, il y a les e-mails, mais les bookmarks arrivent rapidement derrière.

3. Les favoris peuvent être librement partagés avec d’autres.

“Et le bookmarking devint social”. Maintenant que tout est en ligne, on peut mettre à disposition ses favoris au monde entier, pour peu que ça intéresse quelqu’un (et c’est bien souvent le cas !). Chacun peut aller farfouiller dans les favoris des autres pour chercher des articles, des billets, des infos intéressantes.

Une fois que vous avez repéré une personne intéressante, vous la gardez en mémoire (via son flux RSS, par exemple), et cette personne fait ainsi de la veille pour vous. C’est ainsi une nouvelle forme de recherche d’information qui voit le jour : on n’est plus dans l’instantanéité d’une requête sur google, mais dans la vielle perpétuelle effectuée par une armées de petites souris intelligentes (parfois plus que vous-même) : les autres utilisateurs.

Ce qu’il manque aujourd’hui ?

Bien entendu, il manque encore quelques éléments pour améliorer l’expérience utilisateur du social bookmarking. J’en distingue notamment deux :

Le retour au offline. Actuellement, tout est utilisable en mode connecté, et c’est justement l’un des points les plus intéressants du social bookmarking. Cependant, il serait bien évidemment extrêmement intéressant de pouvoir accéder à ses favoris en mode déconnecté, ce qui signifie accéder au service de bookmarks, mais également aux contenus qui se trouvent derrière.

Un meta service pour les unifier tous. La multiplication des services, sans réel accord autour d’une norme commune, permet certes d’innover rapidement, mais elle bloque aussi la communication entre les différents services de social bookmarking. Actuellement, l’exploitation des fonctions sociales reste limitée à un seul univers, un seul service. Si j’utilise del.icio.us, impossible d’exploiter les bookmarks d’un autre outil de manière simple et rapide. C’est un réel gâchis pour l’utilisateur, car ce qui importe ce n’est pas le service, mais les personnes qui qui trouvent les bonnes infos.

C’est pourquoi je vous le dis : utilisez del.icio.us !!!

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