Pourquoi Google a-t-il lancé Chrome ? L’avis des spécialistes

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imageAprès une journée d’exploitation, Chrome atteint le 1% de part de marché des navigateurs, devenant ainsi le quatrième navigateur web, derrière Internet Explorer, Firefox et Safari.

Quel est l’objectif de Google avec ce navigateur ? Petit recueil de l’opinion des experts à ce sujet.

 

Louis Naugès (sur le JDN) :

L’objectif en 2010-2011, c’est de dépasser avec un mix Chrome-Firefox plus de 50% de part de marché et ainsi marginaliser Internet Explorer. Je pense que c’est tout à fait envisageable.

Chris Messina (aka FactoryJoe):

I just can’t read this any other way than to think that Google’s finally fed up waiting around for Firefox to get their act together, fix their performance issues in serious ways, provide tangible and near-term vision and make good on their ultimate promise and value-proposition.

Jeremiah Owyang :

  • Pour les statistiques que Chrome va désormais procurer à Google.
  • Pour la possibilité qu’aura Google de rendre n’importe quel site “social”, avec des fonctionnalités natives.
  • Pour Android (et permettre probablement de la publicité contextualisée par géolocalisation)
  • Une nouvelle forme de monétisation
  • Pour la capacité qu’aura désormais Google de voir le web invisible, et notamment celui caché derrière les autres réseaux sociaux (cela rejoint de le point 1, à vrai dire)

Mozilla (un peu partout) : on est content, ça favorise l’innovation.

Et le meilleur pour la fin, l‘avis de Microsoft (chez ZDNet):

« Le paysage des navigateurs est hautement compétitif, mais les gens choisiront Internet Explorer 8, pour la façon dont il propose les services qu’ils souhaitent directement à portée de clic, pour la façon dont il respecte leurs choix personnels pour naviguer et, plus que n’importe quel autre navigateur, pour la façon dont il leur donne le contrôle sur leurs données personnelles »

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Google Chrome : le navigateur web de Google

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(et pendant ce temps là, IE 8, annonce fièrement le respect des standards …)

Sur son blog, Philipp Lenssen annonce la sortie d’un navigateur web nouvelle génération, conçu entièrement par les équipes de Google. Nom de code : Google Chrome.

L’idée de départ serait de tout reprendre de zéro pour concevoir un navigateur web adapté aux besoins du web actuel. En d’autres termes, ce navigateur doit permettre de faire tourner plus rapidement et de manière plus stable les applications web, d’offrir un environnement sécurisé et enfin, d’innover du point de vue de l’ergonomie et de l’expérience utilisateur.

Quelques points clés :

  • La puissance et la rapidité d’exécution du code Javascript seraient démultipliés, notamment grâce une machine virtuelle qui compilerait le code et une meilleure gestion des objets javascript et de leur destruction.
  • Tous les processus javascript seraient regroupés par onglets, ce qui permettrait d’isoler et d’identifier les applications trop gourmandes. On serait enfin capable de voir quels sites consomment le plus de ressources CPU, par exemple.
  • Il serait possible de lancer des applications web hors navigateur, comme une application bureautique classique (comme le Prism de Mozilla)
  • La barre d’adresse deviendrait une barre intelligente et proposerait les derniers sites visités ou des raccourcis de recherche (pour chercher directement sur amazon, par exemple)
  • L’ouverture d’un nouvel onglet proposerait immédiatement les sites préférés de l’utilisateur ainsi que des raccourcis de recherche sur ses sites favoris (si par exemple j’utilise souvent amazon, Chrome proposera directement un champ de recherche amazon)
  • Tout sera en Open Source.
  • Google Gears sera intégré en natif dans le navigateur

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Il se passe en ce moment des choses réellement excitantes au niveau des navigateurs web : récemment, Mozilla nous faisait part de ses réflexions sur l’interface web de demain. Aujourd’hui, Google tente de repousser les limites des applications web avec une solution logicielle qui semble réellement bien pensée et surtout, capable de pallier aux problèmes majeurs des navigateurs actuels (stabilité, performance javascript, usabilité)

Pourquoi Google se lance-t-il sur un terrain aussi encombré ? Allez, il est un peu tard, mais tentons au moins deux éléments de réponses :

  • Si l’application arrive à se faire une place dans le coeur des internautes, elle permettra à Google de recueillir encore plus de data sur leur comportement. Utile pour le search, pour AdSense, pour AdWords, bref, pour son coeur de métier et de business. Un usage purement statistique, donc.
  • Si Google Chrome apporte de réelles innovations en matière de performance, il y aura un grand vainqueur : les applications web. Et l’on sait à quel point Google est fort quand il s’agit de développer ce genre de servicesEn repoussant l’état de l’art, Google ouvrira de nouvelles portes techniques pour lui-même.

Ce qui est particulièrement intéressant dans cette histoire, c’est le cartoon en lui-même : cette manière de communiquer permet de faire passer un message technique d’une manière très fluide. En d’autres termes, ce cartoon est un moyen de s’assurer qu’un maximum de personnes liront le document et surtout, s’enthousiasmeront pour l’application et ce qu’elle a sous le capot.

Bref, il s’agit pour Google de montrer qu’il ne s’agit pas d’un effet d’annonce, mais bel et bien d’une réelle innovation… l’avenir nous dira ce qu’il en est !

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On active en moyenne 77 fois par jour son client de messagerie…

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Grâce à un logiciel installé sur près de 40 000 postes, les éditeurs du logiciel RescueTime ont pu retirer un certain nombre de données extrêmement intéressantes sur la productivité.

Dans un article, on apprend ainsi que :

  • les utilisateurs passent en moyenne 6,71 heures devant leur ordinateur
  • 26% du temps est passé dans un navigateur web
  • 61% du temps est passé sur une application dépendant d’Internet (application web, ou applications qui publient ou collectent des données sur Internet)

Et, last but not least :

  • les utilisateurs de messagerie instantanée reviennent en moyenne 77 fois / jour sur leur fenêtre de discussion

77 fois par jour ???

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La mappemonde des échange de données sur Internet

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Je suis récemment tombé sur le site de Chris Harrison, un doctorant américain qui travaille sur des sujets plutôt cools (les interactions homme-machine) et qui passe une partie de son temps libre à analyser toutes les données qu’on peut possiblement trouver sur Internet et à en créer des images souvent incroyables.

Il a notamment travaillé sur une cartographie des échange de données sur Internet, qui est tout simplement époustouflante.

Je vous laisse apprécier le résultat (cliquez pour voir l’image en haute résolution)

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On voit clairement l’Amérique du Nord et l’Europe s’échanger un gros paquet de données, tandis que les autres continents restent plongés dans l’ombre…

Au passage, la Corée du Sud, le Japon et la Chine semblent bien absents de cette carte… ce décalage provient peut-être de la manière dont les données initiales ont été collectées (cf. projet DIMES).

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Capital social et force des liens faibles

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Je découvre ce billet fort intéressant, où l’on parle de capital social, de force des liens faibles… et bien sûr de réseaux sociaux. L’intégral du billet est à lire, mais voici tout de même un petit résumé.

Le capital social

Le capital social, c’est l’ensemble des ressources qu’un individu possède par l’intermédiaire de son réseau. Il peut s’agir aussi bien d’objet que de services ou de compétences. Par exemple, je sais que je peux compter sur mes amis pour me prêter divers objets dont j’aurais besoin ponctuellement (un vélo, un appareil à raclette, ou n’importe quoi). Idem pour les services (je peux dormir à tel endroit si j’en ai besoin) ou les compétences (je peux demander un coup de main sur tel ou tel type de problème).

Cet ensemble d’objets, de compétences et de services constitue le capital social. C’est un capital potentiel, que chacun possède à divers degré mais qu’il faut mobiliser si on veut l’exploiter. Bien entendu, cela implique d’avoir constitué son réseau.

La force des liens faibles

Dans un réseau, il existe plusieurs type de liens entre les individus. Les liens forts, tout d’abord, que l’on entretient avec sa famille, ses amis proches et peut-être certains collègues. Et les liens faibles, qui concernent plutôt les anciens amis d’école avec qui on a gardé une relation sporadique, les copains qu’on croise de temps en temps, la famille plus éloignée… En terme de capital social, ce sont les connaissances avec qui on entretient des liens faibles qui apportent le plus (l’information risque moins d’être exploitée, car les individus d’un réseau fort se ressemblent, tandis que ceux d’un réseau faible sont plus différents, et donc plus complémentaires).

Et c’est ici que Facebook — mais aussi (et surtout ?) MSN –, prend tout son sens : ce sont des outils qui permettent de lancer facilement des petites discussions rapides, d’effectuer des actions qui semblent insignifiantes ou stupides (poke ? wizz ?), mais qui au final, entretiennent les liens faibles, là où les autres outils que sont le mail ou le téléphone activent quasi exclusivement les liens forts.

(et on pourrait rebondir sur le projet Inbox 2.0 de Yahoo, mais là tout de suite, pas le temps !).

(via Rezo.net)

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Des rumeurs sur Wikia : google ET facebook killer ?

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Pour mémoire, Wikia est le nom de code du nouveau projet de Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia. Il s’agit d’un moteur de recherche social, c’est-à-dire basé sur la communauté.

Jeudi soir, lors d’une mini-conférence réunissant une centaine de technophiles en Afrique du Sud, les premiers screenshots ont été révélés à l’auditoire, et l’un d’entre eux, dont la mise en page rappelle étrangement celle d’un profil Facebook, a fait enfler une petite rumeur : et si Jimmy Wales s’attaquait également à Facebook ?

Contacté par Wired, qui lui demande notamment si Wikia est censé devenir un Google/Facebook killer, l’intéressé affirme n’en avoir aucun idée et vouloir simplement développer une application libre et ouverte pour améliorer la recherche.

Quoi qu’il en soit, il semble y avoir une bonne couche sociale dans tout ça.

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Facebook est un repaire de gauchistes ;-)

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C’est fou ce qu’on peut apprendre avec le ciblage publicitaire de Facebook !

En France, sur Facebook, nous avons donc :

  • 48 800 membres de gauche
  • 7 440 de droite
  • et 18 980 du centre

Aux Etats-Unis, les “liberals” sont également majoritaires (2,9 millions) face aux “conservatives” (2,2 millions) et aux “moderates” (2 millions).

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Ciblage comportemental : les taux de clics multipliés par 4

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Je parlais hier de la future plateforme SocialAds de Facebook et de son énorme potentiel de ciblage, le DG de Yahoo France évoque aujourd’hui des chiffres dans une interview du JDN :

Nous avons lancé le ciblage comportemental au début du mois d’octobre. Nos premiers résultats montre que les taux de clics de campagnes utilisant le ciblage comportemental sont trois à quatre fois supérieurs à ceux des campagnes utilisant un ciblage traditionnel. Le ciblage traditionnel prend donc un vrai coup de vieux.

A noter que dans cette interview, on parle également d’ouverture, décidément très à la mode ces temps-ci :

L’ouverture technique de nos plates-formes [...] constitue le deuxième axe stratégique fixé par Jerry Yang. Yahoo veut revoir son offre de services dans une logique d’ouverture, car nous sommes convaincus que le modèle qui consiste à choisir les contenus à la place de l’internaute a certaines vertus mais aussi des limites. Nous allons donc ouvrir nos API, notre page d’accueil, nos services, pour que les communautés d’utilisateurs et de développeurs puissent les enrichir.

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Facebook Vs. Google : la guerre sociale

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Est-ce enfin le grand match annoncé ? Google se serait-il enfin trouvé un challenger à la hauteur de son incroyable succès ?

Depuis des années, Yahoo et Microsoft avaient essayé de contrecarrer les plans du géant californien en l’attaquant de manière frontale : sur les technologies de recherche et sur la mise en place de liens publicitaires à la AdSense… pour l’instant, la stratégie n’a pas payé, Google restant devant au niveau qualitatif.

Facebook : une audience en hausse exponentielle

Pendant ce temps là, Facebook entamait son ascension et générait un buzz de plus en plus prononcé, jusqu’à atteindre ces derniers jours des niveaux insolents de croissance en terme de membres (3,3 millions de nouveaux utilisateurs en 8 jours, +12 000 abonnés / jour en France).

Facebook avait donc fait la preuve de son incroyable succès auprès des internautes du monde entier… Seul problème : avoir beaucoup de membres, c’est bien, mais quand ils ne cliquent pas sur les pubs, c’est moins bien. D’après Valleywag, les taux de clic atteignaient péniblement les … 0,04%, ce qui est extrêmement faible comparé à des sites médias. Facebook risquait donc de se voir abandonné par les annonceurs, et de s’écrouler sous le poids de sa propre audience.

Les données personnelles : la botte secrète de Facebook

Mais la botte secrète de Facebook, ce sont les données personnelles de ses utilisateurs. Les membres de la plateforme laissent en effet une quantité incroyable de données personnelles, et c’est ici que le web peut atteindre son plein potentiel publicitaire : en envoyant des publicités uniquement aux profils susceptibles d’être intéressés par les messages pubs. Les utilisateurs sont moins énervés, le retour sur investissement des annonceurs est largement meilleur, et les sites peuvent vendre leur pubs plus cher.

Là où l’affaire se corse, c’est quand on imagine le potentiel que peut atteindre Facebook en étendant sa stratégie publicitaire à d’autres sites. Il suffirait à Facebook de poser un petit cookie chez ses utilisateurs et de signer des deals avec des régies publicitaires pour leur proposer cette mine d’information (ou bien sûr, encore mieux, Facebook pourrait monter sa propre régie). Et c’est probablement ce que compte faire Facebook (ce sujet a notamment été abordé ici, et ). On peut d’ores et déjà avoir une idée des possibilités de ciblage en regardant leur page de création de flyers.

Sur Facebook, le ciblage n’est pas encore totalement exploité, mais les potentialités en dehors de Facebook seraient énormes : une grosse audience, sur des sites médias, avec un ciblage très précis, autant dire que cette fois-ci, les taux de clic devraient exploser !

Une stratégie qui consiste à créer des percées dans le camp de l’autre

Rendez-vous le 6 novembre pour en savoir plus, c’est à cette date que Facebook annoncera le lancement de son réseau publicitaire, appelé “SocialAds”.

La veille, Google aura annoncé son fameux plan “Open Social”, qui consistera en une série d’API pour créer un ensemble de réseaux sociaux ouverts, basés sur un échange d’information standardisés (plus de détails sur Techcrunch), contrairement à Facebook qui resterait sur son réseau fermé (mais en ouvrant sa régie… vous me suivez ?).

D’un côté Facebook se lance à l’attaque d’AdSense, avec des argument très solides et de l’autre, Google se lance à l’attaque du plus grand réseau social actuel, avec des arguments non moins solides.

SocialAds Vs. Open Social : chacun attaque l’autre sur son terrain de prédilection, ça va faire mal !

(Pssst, on en parle aussi sur Affordance, à lire absolument comme d’habitude).

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Vente de liens : Google pénalise des sites de référence

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Et Google continue sa guerre contre les vendeurs de liens ! Plusieurs sites ont en effet vu leur PageRank (celui de la toolbar google) chuter de 1 à 3 points. Le plus intéressant dans cette histoire, c’est que ce sont des gros sites, très réputés, qui ont parfois été pénalisés (le Washington Post est passé de 7 à 5, pareil pour Forbes).

Google oserait-il se tirer une balle dans le pied en se privant de la pertinence de sites aux contenus très réputés ? Les utilisateurs du moteur accepteront-ils de ne plus voir les résultats de sites de référence, sous un prétexte de cuisine interne dont l’utilisateur lambda n’a rien à faire ? (qui soupçonne qu’on peut acheter des liens ?).

Autre point intéressant : des sites qui ne vendaient pas de liens semblent également avoir été pénalisés (c’est le cas de CopyBlogger, par exemple).

La vraie question, qui je l’espère sera éclaircie rapidement, est à mon avis celle-là : cette baisse du “Toolbar PageRank” influera-t-elle vraiment sur les positionnements ? S’agit-il uniquement d’un mouvement sur le Page Rank de la Toolbar (en ou bien sur le vrai PageRank Google ? (en gros, Google bluffe-t-il ?).

Sur le même sujet : Google a-t-il tort de bannir les vendeurs de liens ?

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